| DÉPENDANCE
FONCTIONNELLE |
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Modélisation
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Voir aussi : ATTRIBUT, RELATION, FORME
NORMALE,ASSOCIATION, CARDINALITÉ, ENTITÉ, PROPRIÉTÉ, CONTRAINTE

REPRÉSENTATION/EXEMPLES/APPLICATIONS
Les analogies trompeuses
- " En français, on devrait
parler de " dépendance applicative ", une fonction pouvant être
partiellement définie et pouvant être multivaluée ; nous nous plions cependant à
lusage hérité de langlo-saxon. " (Pichat, Bodin, Ingénierie
des données).
- " (La DF) nest pas
une fonction mathémathique, car comme une relation, elle peut varier dans le
temps. " (Miranda, Busta, Lart des bases de données, tome2)
La pérennité de la DF
- " Une DF peut être stable
ou non. Nous considérons les seules DF stables pendant un temps suffisant pour être à
la source dune organisation des données rentable. " (Pichat, Bodin, Ingénierie
des données). Le caractère " invariant " de la DF a pour
conséquence quelle ne peut être formellement déduite dobservations
ponctuelles. Dune extension particulière de relation, on ne peut déduire que
labsence de certaines DF, notée ® .

Alors, variant ou invariant ?
- Lorsque Serge Miranda met en avant
la variabilité dans le temps de la dépendance fonctionnelle pour la distinguer de la
fonction mathématique, il se place au niveau des valeurs (niveau sémiotique). La
fonction mathématique f(x) = x2 met en correspondance les mêmes
couples de valeurs : hier, aujourdhui et demain, pour x = 2, f(x) = 4. La
dépendance fonctionnelle NoClient ® VilleClient met en correspondance des
couples de valeurs qui peuvent différer selon linstant considéré : hier, on avait
" 42 ® PARIS ", aujourdhui, ce
client a changé dadresse et en conséquence, on a " 42 ®
LILLE ".
- Lorsquon dit que la
dépendance fonctionnelle fait partie des caractéristiques invariantes dune
relation, on se place au niveau des structures (niveau ontologique) et cela signifie
quà toute valeur de la source, on associe une seule valeur de la cible, même si
cette valeur déterminée peut changer dans le temps. Le déménagement du client 42 ne
contredit en rien lexistence de la DF NoClient ® VilleClient.
Les lois de composition interne
(axiomes dArmstrong)
- A, B, C, D étant des attributs ou
groupes dattributs quelconques :
- Les dépendances fonctionnelles
A ® A et A, B ®
A sont obtenues par réflexivité : ce sont des dépendances fonctionnelles
triviales. Lorsquune dépendance fonctionnelle ne peut pas être obtenue par
réflexivité, elle est dite non triviale.
- Si la dépendance fonctionnelle
A ® B existe, la dépendance fonctionnelle
A, C ® B est obtenue par augmentation du
déterminant. Lorsquune dépendance fonctionnelle ne peut pas être obtenue par
augmentation, elle est dite élémentaire.
- Si les dépendances fonctionnelles
A ® B et B ® C
existent, la dépendance fonctionnelle A ® C est obtenue par
transitivité. Si les dépendances fonctionnelles A, D ® B
et B, D ® C existent, la dépendance fonctionnelle
A, B ® C est obtenue par pseudo-transitivité.
Lorsquune dépendance fonctionnelle ne peut pas être obtenue par
pseudo-transitivité (la transitivité en est un cas particulier), elle est dite directe.
Le modèle relationnel et les DF
- Létude des dépendances, dont
les DF, entre composants dune relation permet de normaliser cette relation. On
distingue plusieurs niveaux de normalisation appelés " formes
normales ".
- Lune des principales
" théories " de la normalisation des relations sappuie
notamment sur le lemme de décomposition dune relation (ou condition de jointure
sans perte dinformation de Rissanen). Ce lemme stipule que lexistence
dune dépendance fonctionnelle non triviale au sein dune relation permet de
décomposer cette relation en deux nouvelles relations : les relations résultantes sont
des projections (bien définies) de la relation donnée et cette dernière est égale à
la jointure naturelle des relations résultantes.
Exemple : Soit la
structure relationnelle (ou schéma de relation)
SALARIÉ (MatriculeSalarié,
CatégorieSalarié, SalaireDeBase,
de DF : MatriculeSalarié ®
CatégorieSalarié, MatriculeSalarié ® SalaireDeBase, CatégorieSalarié ®
SalaireDeBase).
À partir de cette dernière DF, le
lemme de décomposition permet détablir légalité :
SALARIÉ(MatriculeSalarié,
CatégorieSalarié, SalaireDeBase) =
SALARIÉ [CatégorieSalarié,
SalaireDeBase]
SALARIÉ [MatriculeSalarié, CatégorieSalarié]
où [...] symbolise
lopération de projection
et
symbolise lopération de
jointure naturelle.

La décomposition
à partir dune DF, fondement de la normalisation
- la décomposition dune
relation est appréciée selon trois critères :
- Les relations résultantes
sont-elles normalisées et, pour chacune, en quelle forme normale ?
- Les données sont-elles
préservées ?
- Les dépendances
sont-elles préservées ?
DF " forte " et DF
" faible "
- Certains auteurs distinguent la DF
" forte " qui répond strictement à la définition précédente et la
DF " faible " dont la définition admet lindétermination : la
DF entre X et Y est faible (X
Y) si la connaissance d'une valeur de X
implique la connaissance dau plus une valeur de Y (i.e. zéro ou une).
- Cette distinction est à utiliser
avec précaution. Les lois de composition interne, notamment la transitivité, ne
sappliquent quaux DF " fortes ".
- En fait, cette distinction a peu
dutilité.
- - Si le déterminé dune DF
" faible " nest pas déterminant dans une autre DF (par exemple,
si ladresse dun client nest pas forcément connue : NoClient
VilleClient), on est renvoyé à la notion de propriété
facultative.- Si le
déterminé dune DF " faible " est déterminant dans une autre
DF, on est renvoyé à la notion de rôle. Par exemple, soient les DF NoEmployé ®
NomEmployé et NoProjet ® DateDébutProjet : plutôt que de retenir une DF
" faible " NoEmployé
NoProjet (i.e. un employé est affecté à au plus un
projet), on choisira une DF " forte " à partir dun rôle de
NoEmployé (NoEmployéAffecté ® NoProjet avec NoEmployéAffecté Í c
NoEmployé).
Le modèle entité-association et les DF
(exemples)
- NumClient ® NomClient
(déterminant non composé, déterminé exclusif)
Quel que soit le client,
aujourdhui et demain, la connaissance CLIENT
d'un numéro existant implique la
connaissance dun seul nom.
Dans ce cas, la notion de DF est à
rapprocher du lien quon peut établir entre lidentifiant dune entité et
ses propriétés. ...
- NuméroCom ® NumClient
(déterminant non composé, déterminé par ailleurs déterminant)
Quelle que soit la commande,
aujourdhui et demain, la connaissance dun numéro de commande implique la
connaissance dun seul numéro de client.
Dans ce cas, la notion de DF est à
rapprocher du lien quon établit entre des entités.
- NoProd, NuméroCom ®
Quantité (déterminant composé)
La connaissance dune
quantité commandée dépend de la connaissance du numéro du produit et du numéro
de la commande. ... 0,n avec 1,n ...
Dans ce cas, la notion de DF est à
rapprocher du lien quon peut établir entre des entités liées et les propriétés
de lassociation correspondante.
- Il existe des associations qui ne
peuvent pas être représentées par des DF non triviales,

faute de cible par exemple (il
sagit alors de dépendances de jointure).
- À partir de la notion de DF, on
peut donc élaborer des tests qui contribuent à contrôler la validité et la
cohérence dun schéma conceptuel de données, sans pour autant les garantir.
