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IGC - Premier bilan

Ce document fournit des éléments de compte rendu de la réunion nationale sur l'enseignement de détermination de seconde : Informatique de gestion et de communication, qui s'est tenue au lycée Descartes de Champs sur Marne le 30 novembre 2000. Merci à tous les participants pour la qualité de leurs contributions, merci à ceux qui ont travaillé à la mise en forme de cette restitution pour l'information de tous ceux qui sont engagés cette année dans la réussite et la promotion de l'IGC.

En moins de trois mois de fonctionnement le nouvel enseignement d'informatique de gestion et de communication (IGC) en seconde, s'installe et prend ses premiers repères. Les participants présents ont exprimé non seulement leur point de vue personnel, en tant que formateur de formateurs, animateur d'équipes de recherche-action, enseignant d'IGC, mais ont également porté le témoignage de leurs collègues, dans les académies.

Une première impression globale : le projet éducatif de l'IGC est largement soutenu, compris et revendiqué dans ses intentions rénovatrices de l'image de la série STT. Cette approbation concerne les différents acteurs. La nouveauté des contenus et le changement dans les démarches pédagogiques interrogent souvent, bousculent parfois, inquiètent sur certains aspects, suscitent toujours un important effort d'adaptation et de formation.

La réussite est souhaitée par tous, ses enjeux sont clairement perçus mais ses conditions ne sont pas partout réunies aujourd'hui. Le « tour de table » des académies représentées a permis de montrer d'importantes disparités, tant pour ce qui concerne l'organisation des groupes et le niveau des équipements disponibles que pour la formation des professeurs sollicités.

L'accueil par les élèves est généralement perçu comme très bon, parfois « trop bon » au regard de l'exigence d'évaluation que doit s'imposer, dans tous les cas, un enseignement de détermination susceptible d'éclairer des choix d'orientation immédiats ou différés vers les formations d'Economie et gestion.

Premier bilan
L'équipement
Les actions de formation
Le projet en IGC
Le recrutement des élèves et l'orientation
La production et l'accès aux ressources
L'organisation de la classe
L'évaluation

Premier bilan

L'IGC est nettement perçu par les professeurs comme un enseignement novateur, à plus d'un titre : contenu technologique, travail en réseau, pédagogie de projet, modes d'évaluation.

Il est souvent jugé ambitieux par rapport au niveau actuel de certains élèves accueillis en seconde. Un effort important doit alors être consenti par le professeur pour aider les élèves tant sur le plan des connaissances technologiques à acquérir que sur celui de la capacité à gérer le travail à faire. Divers témoignages montrent que de nombreuses pistes sont explorées avec succès pour relever ce défi.

Les professeurs témoignent souvent du fait que les élèves sont motivés par les nouvelles technologies, mais qu'ils ont à produire de réels efforts pour les maîtriser.

Les enquêtes et le tour de table révèlent à quel point les situations sont diverses en fonction de l'équipement disponible, en fonction du niveau de compétence des collègues dans le recours aux technologies de l'information et de la communication, en fonction des formations mises en place dans les académies, en fonction de l'information communiquée aux chefs d'établissement, en fonction de l'organisation des services dans l'établissement (heures dédoublées ou non, confiées à des professeurs informés et formés ou bien complètement débutants), en fonction de la volonté des enseignants de partager les ressources utiles.

Témoignages

- Moi j'étais volontaire, dès que j'ai entendu parler d'IGC, j'ai foncé.

- Les profs de STT ont peur de ne pas être à la hauteur.

- J'ai le sentiment d'avoir été puni cette année en ayant l'option car c'est quand-même très lourd à gérer.

Beaucoup ont avoué "patauger" jusqu'à présent en soulignant l'intérêt mais aussi l'exigence nouvelle introduite dans cet enseignement.

- Ce que je trouve qu'il y a de plus fort dans l'IGC c'est le changement de mentalité que ça implique. Mais il faut accompagner ça tant auprès des collègues qu'auprès des principaux de collèges, des conseillers d'orientation, des chefs d'établissement. il faut faire l'effort de faire savoir.

L'équipement

Le manque d'équipement ou sa vétusté est de toute évidence un problème très fréquent. Beaucoup de collègues ressentent une véritable frustration à ne pouvoir appliquer vraiment le programme faute de moyens. Chacun est conscient que tout ne peut être fait tout de suite mais l'attente est jugée difficile et de nature à menacer la dynamique initiale du projet. La crédibilité du projet est en cause.

Souvent les collègues comptent sur la rénovation d'une autre formation pour obtenir des moyens matériels et logiciels en IGC.

Témoignages

- A travers mon enquête j'ai constaté que ce qui fait surtout problème aux gens c'est le manque d'équipement, certains avaient trois ordinateurs seulement. On a aussi eu le problème des dédoublements, dans mon établissement on a des classes de 20 et 24 élèves et on n'est pas dédoublé.

- Beaucoup d'établissements n'ont pas accès à l'Internet, certains n'ont pas de réseau voire pas de lecteur de cédérom. Ainsi certains collègues en sont réduits à faire de la bureautique. Mais la situation devrait s'améliorer dans la mesure où nous avons contacté tous les chefs d'établissement en leur précisant le cadre technologique, la nécessité du réseau et de l'accès à l'internet pour la classe et pas seulement pour un poste au CDI.

- Nous profiterons vraisemblablement de la rénovation du BTS comptabilité-gestion et des équipements associés.

- On est une académie pas très bien équipée, l'année dernière sur quarante établissements, nous n'avions que quatre réseaux. Mais grâce à la rénovation du BTS CGO nous avons des dotations qui vont arriver dans les établissements.

- Au niveau de l'équipement nous avons accès à l'Internet sur chaque poste. On a fait pression sur notre proviseur et les élèves de seconde ont été équipés au détriment des élèves de terminale (que j'ai par ailleurs). Mais comme nous avons une classe de BTS Comptabilité-gestion, toutes les salles devraient être correctement équipées.

- Au cours de la première journée de formation, nous avons présenté les objectifs, la pédagogie de projet et le cadre technologique, les collègues m'ont dit qu'il trouvait ça ambitieux. La question récurrente était "Si on n'a pas de réseau, qu'est-ce qu'on fait ?".

Nous avons essayé d'apporter des solutions en suggérant par exemple d'aller dans un pôle d'appui pour télécharger des ressources et graver un cédérom. Mais ce n'est pas satisfaisant et globalement les collègues sont fortement démunis sur Internet.

- Quatre établissements ont un accès Internet à haut débit en permanence sur tous les postes, on travaille en réseau. Chaque élève a son dossier personnel et accès à des ressources pour la classe, il peut consulter ces ressources partagées ou les charger dans son dossier personnel. Je suis en train de réfléchir à un document là-dessus que je communiquerai via la liste de diffusion pour expliquer comment j'ai organisé mon serveur pédagogique.

- Nous étions assez pauvres l'an dernier, des dotations arrivent donc on s'enrichit. Les angoisses se dissipent et les collègues commencent à réfléchir aux aspects pédagogiques. Une étape a été franchie.

Les actions de formation

Partout, de façon plus ou moins importante, des actions de formations ont été menées à bien (ou vont l'être dans le courant de l'année), le plus souvent pour renforcer le niveau de compétence des professeurs dans la maîtrise des TIC mais aussi pour apprendre à concevoir et conduire un projet dans la classe.

Le nombre de jours consacrés à la formation semble toutefois globalement insuffisant, des propositions ont été faites pour mutualiser l'effort de formation au sein des établissements. L'expérience acquise par les collègues qui enseignent le cours de technologie au collège est jugée précieuse pour enseigner en IGC.

Témoignages

- Il y a une demande très forte sur les formations en informatique. Nous avons mis en place quatre jours de formation auxquels les professeurs s'inscrivent en fonction de leurs besoins.

- Cette année on a pu travailler sur les aspects pédagogiques et sur des ateliers techniques parce que malheureusement le niveau de formation de beaucoup de collègues était vraiment insuffisant notamment dans le domaine des bases de données, d'internet et du multimédia. On a essayé de répondre à leurs demandes, on avait envoyé dans les établissements un questionnaire préalable pour cerner les besoins et on a fait des ateliers en fonction des besoins. Au niveau de l'académie on est en train de mettre en place un site pour présenter les ressources plus les productions de certains collègues ainsi qu'un forum de discussion dans lequel on pourra débattre et discuter.

- En formation nous avons demandé aux collègues de travailler sur des projets existants ou de nouveaux projets. Suite au stage d'avril, trois projets ont été finalisés et mis en ligne sur le site académique et là depuis le stage de novembre il y a encore des collègues qui sont en train de travailler sur des projets et donc en fin d'année on devrait arriver à 5 ou 6 projets.

- En terme d'actions, il y a eu l'année dernière une information des collègues sur le référentiel, la démarche de projet, etc. Cette année il y a eu une première journée sur la liaison technologie collège et IGC seconde. En fait il s'avère qu'on fait le même métier, de la même manière et les collègues de collège ont beaucoup plus d'expérience que nous de cette pédagogie de projet donc ils ont à nous apprendre.

Le projet en IGC

La pédagogie de projet est effectivement perçue comme capable de donner du sens aux enseignements, d'aider les élèves à prendre en charge leur propre formation et de donner une chance de réussir à chacun. Elle sollicite toutefois beaucoup d'efforts et de volonté de la part des élèves. Elle place le professeur dans un rôle différent : parfois il est chef de projet, parfois il est régulateur, contrôleur, parfois il est apporteur de connaissances, de repères culturels pour aider à comprendre les situations rencontrées.

Témoignages

- Début septembre nous avons fait deux jours de stage axés sur les projets, nous avons repris les projets proposés au PNF et nous les avons décortiqués. Puis nous avons invité les collègues à créer leurs propres projets. Mais nous nous sommes retrouvés confrontés à un problème de temps car faire un projet nécessite beaucoup de temps. Une des remarques qui a été faite par les collègues est le temps phénoménal à investir pour construire un projet, particulièrement pour trouver les informations car les agréger est notre travail quotidien. Donc la plupart a décidé que pour cette année ils prendraient ce qui existe sur le marché au travers des pochettes. J'ai invité les collègues à visiter les sites qui proposent des projets car il est vrai qu'il existe déjà une base de connaissances dans ce domaine.

- Nous avons créé un projet que nous avons mis en application dans mon lycée dès la rentrée. Et on a été assez agréablement surpris de voir que les élèves semblaient bien adhérer à ce mode d'enseignement. Ils ont très vite accepté d'avoir un cahier élève électronique, très vite compris qu'ils devaient travailler en autonomie. Le fonctionnement par projets à l'issue de la première réunion faisait peur aux collègues et finalement la majorité des professeurs qui sont revenus à la seconde réunion avaient changé d'avis et trouvaient que ça se déroulait mieux que ce qui était attendu.

- Lors de la réunion début novembre, quatre à cinq collègues ont dit avoir démarré des projets et encore c'étaient des projets de mise à niveau informatique. Ces projets venaient de sources diverses : la mallette du CERTA, des projets académiques. Parmi les satisfactions, les collègues ont remarqué de l'enthousiasme au niveau des élèves, une certaine impatience à démarrer les projets. Ils remarquent qu'il y a une progression assez nette, assez rapide de l'utilisation de l'outil informatique. Il y a aussi des satisfactions dans le travail de groupe, de même que pour eux ils ont des satisfactions dans le travail d'équipe, cela encourage le travail d'équipe.

Le recrutement des élèves et l'orientation

Les professeurs remarquent que l'enseignement d'IGC est encore très mal connu et ils souhaitent le faire mieux connaître de façon à ce que l'orientation des élèves soit positive. Trop souvent, l'IGC n'est pas reconnu comme un enseignement de détermination mais comme une filière vers STT pour ceux qui « n'ont pas pu faire autre chose ».

Témoignages

- On s'aperçoit parfois que l'option STT reste encore en tête et que l'enseignement de détermination Igc est mal connu des chefs d'établissement.

- Certains collègues nous ont fait part de leur souci lors du recrutement dans la classe d'IGC. Il y a une information à faire au niveau du collège. J'ai demandé aux collègues chargés de l'IGC d'aller rencontrer le professeur de technologie du collège de leur secteur pour établir des liens et leur faire comprendre la nécessité de ne pas envoyer en IGC uniquement les élèves voulant aller en STT ou en difficulté.

- Une présentation de l'IGC a été effectuée en juin dernier en invitant les chefs d'établissement de tous les lycées parisiens à être présents ou à se faire représenter. Mais c'était au moment des examens et la représentation a été très moyenne, la moitié des vingt lycées pressentis ont envoyé quelqu'un. Cette réunion nous a permis de présenter les objectifs ainsi que la problématique de l'équipement.

Intervention de Alain Séré :

Dans le référentiel on parle d'élèves citoyens. Quand on pense élève citoyen,on se représente quelqu'un qui va pouvoir choisir librement. C'est quelqu'un qui sait où il est, qui va pouvoir choisir les voies et les moyens de son action. C'est l'une des choses les plus importantes apportées par les projets.

L'éducation à l'orientation qu'est-ce-que c'est ?

C'est vérifier que l'élève a bien l'information, c'est vérifier qu'il est capable de s'auto-évaluer et de se situer, et enfin qu'il est capable de choisir. Ces trois étapes-là sont des étapes indissociables de l'orientation qui sont cependant rarement réunies lorsqu'il s'agit d'élèves sortant de collège ou même de seconde. Ce serait bien que dans l'enseignement d'IGC nous vérifions que l'élève est bien passé par ces trois étapes. Il doit pouvoir se situer par rapport à son projet d'étude, et engager une démarche un peu rationnelle pour dire "je décide" ou "je fais des hypothèses sur ma décision et je fais ce choix-là". On constate que parmi les élèves qui arrivent en STT, une bonne partie sont dans l'incapacité de choisir quoi que ce soit. Ils ne savent pas trop pourquoi ils sont là. En général, ils savent pourquoi ils ne sont pas ailleurs.

La production, l'accès aux ressources

La conception et la réalisation d'un projet représente un travail de préparation important. Ce travail incite le plus souvent les professeurs à travailler ensemble à la production de supports mis en commun à l'échelle de l'établissement, de l'académie ou au niveau national notamment via le site du Certa et la liste de diffusion consacrée à l'IGC mais aussi sur de nombreux sites personnels.

Le dispositif national d'accompagnement pour l'IGC mis en place par le Certa, réunit de nombreux collègues qui échangent, collaborent et publient en ligne. Ce dispositif rencontre toutefois des difficultés à « atteindre » et écouter les collègues les plus démunis ou les moins mobilisés sur cet enseignement.

Témoignages

- Pour les ressources, nous avons produit deux projets-type que nous diffusons sur cédérom avec toute la documentation et les sites référencés qui ont été aspirés. Ainsi les collègues peuvent simuler l'utilisation d'Internet. Trois groupes ont été constitués et doivent chacun produire deux projets-type. Ainsi six projets type devraient être proposés aux collègues d'ici la fin de l'année qui constitue pour eux une base de travail.

- D'ailleurs les collègues pensent que si ils font un projet, ils le diffuseront.

- Certains ont fait des sites mais c'est toujours les mêmes qu'on retrouve à parler sur les listes de diffusion. Je ne parle pas beaucoup parce que je n'ai pas grand choses à dire. Ce qui manque sur cette liste de diffusion ce sont des profs qui sont complètement largués. J'ai l'impression de voir dans cette liste de diffusion les gens d'ici, ceux qui connaissent tout. C'est la question que je posais la dernière fois, est-ce qu'ici on est représentatif des professeurs qui enseignent l'IGC ? Je suis déçu que les collègues ne soient pas demandeurs.

- Sur les projets les collègues disaient qu'ils sont impressionnés par la qualité des projets qu'on trouve, moi aussi.


Je crois que ce qui nous freine pour la mise en diffusion actuellement des projets dans notre académie, c'est qu'ils ne sont pas aussi bien ficelés mais ils fonctionnent quand-même.

- On va essayer de produire deux projets en ayant un angle d'attaque complètement différent puisque jusqu'à maintenant dans les projets publiés soit on entre par le domaine d'application, soit on entre par les compétences du cadre technologique, on entre rarement par les moyens disponibles dans l'établissement. donc nous on va monter un projet "bout de ficelles" pour un lycée qui serait indigent en matériel informatique. Et à l'inverse on va faire un autre projet qui lui va nécessiter un accès permanent sur l'Internet parce qu'il va falloir des recherches sur le web. Ce sera mis en ligne sur le site de l'académie d'ici le printemps.

L'organisation de la classe

L'organisation de la classe en séances de cours et de travaux dirigés est-elle compatible avec le cadre d'activités appelé par la démarche de projet ? D'où l'émergence de nouvelles interrogations sur la place respective du professeur et de l'élève dans la classe, sur la façon d'utiliser l'heure en classe entière, sur le travail en groupe.

Les collègues ne sont toutefois pas à court d'idées pour répondre à ces interrogations.

Témoignages

- L'IGC, ça change beaucoup le rapport que l'on peut avoir avec sa classe.

- Le côté ludique c'est prendre plaisir dans le cours. C'est vrai qu'il y a des profs qui ont peur d'aller en IGC mais il y a aussi des profs en première qui ont peur des élèves qui vont arriver en venant de l'IGC. Car si on regarde le programme on se dit qu'au bout d'un an ils vont être de super élèves et que va-t-on leur apprendre et va-t-on être à la hauteur pour leur donner autant de plaisir que ce qu'ils ont eu l'année précédente ?

- Les formations dans notre académie ont lieu par session de trente. Nous avons fait travailler les collègues par équipe pour construire des projets. Un des projets était très bien. Je l'ai peaufiné et testé dans ma classe. Il fonctionne très bien lorsqu'ils sont en groupes, par contre lorsqu'ils sont en classe entière ils sont trente-cinq et j'ai beaucoup de mal à gérer une classe de 35. Ce que je souhaiterais, c'est avoir les élèves en demi-groupe pour l'ensemble des heures d'IGC. Beaucoup de collègues pensent la même chose. L'heure de classe entière oblige à faire du cours lorsqu'ils sont nombreux.

- La notion de l'élève plus performant que le prof ou de l'hétérogénéité dans la classe implique de nouvelles relations prof-élèves. Moi par exemple je me sens plus formateur que professeur au sens classique.

- Au niveau positif il y a une forte motivation des élèves sur l'établissement. On a le plaisir de voir des élèves qui à six heures moins le quart le mardi n'entendent pas la sonnerie, et ça c'est quand même bien. Beaucoup de progrès faits sur l'autonomie des élèves.

- Ce sur quoi je réfléchis également et qui a longtemps interpellé les collègues, c'est la notion de cahier électronique de l'élève et la notion de l'espace partagé et ça de fait lorsqu'on n'a pas une culture réseau, on ne comprend pas à quoi cela peut servir. Dans la formation que j'assure, je mets en évidence les solutions peu coûteuses pour créer des pages. Nous avons crée des pages HTML avec Front Page avec des liens. C'est d'ailleurs ce que je fais avec mes élèves, ils créent des pages, des liens avec des pages créées par d'autres dans le même dossier.

- Ils demandent également si l'enseignement par projets passent nécessairement par un travail en groupe ? Est-ce que chaque élève ne peut pas travailler seul sur sa machine ? Parce que dans un travail de groupe, il y a des élèves qui travaillent et d'autres qui ne travaillent pas. Il est difficile d'être à la fois avec un groupe et laisser les autres groupes en autonomie.

L'évaluation

L'évaluation doit être adaptée à la pédagogie de projet, elle est jugée plus difficile à mettre en ouvre que dans le cadre d'un cours « traditionnel ». En effet elle doit être individualisée alors que le travail est souvent collectif, elle doit avoir lieu en partie avant la réalisation d'un projet pour constituer des groupes par exemple, elle a lieu pendant sa réalisation pour mesurer la capacité de chacun à s'impliquer et à suivre les travaux, elle a lieu après le projet pour consolider, valider les acquis. Le recours aux tests proposés pour la remise à niveau [de tous les lycéens qui entrent en seconde] et publiés sur le site du CNDP est assez largement répandu. Bien qu'il n'ait pas été construit dans l'optique de l'IGC, il est un bon instrument de mesure des acquis à l'issue du collège. Il permet au professeur d'IGC de préparer la « remise à niveau » de ses propres élèves [hors le cadre général de la remise à niveau des autres élèves de 2de].

Témoignages

- Les collègues sont soucieux de l'évaluation du travail en mode projet, et se demandent comment être équitables pour évaluer des élèves qui font des tâches différentes.

- Je terminerai par le problème de l'évaluation. Lorsqu'ils sont en demi-groupe, on n'est pas avec tous les groupes en même temps. Lorsqu'on est avec un groupe, cela se passe très bien on a une discussion mais pendant ce temps-là les autres ne travaillent pas tous. Certains remuent beaucoup d'air et font semblant de travailler. C'est très difficile de remplir la grille proposée.

Intervention de Alain Séré :

Les tests pour la remise à niveau publiés sur le site du CNDP ont été, pour l'essentiel, élaborés entre JM Bérard IGEN chargé des TICE et moi pendant l'été dernier. La version « machine » introduit l'idée d'une possibilité d'évaluation directe et indirecte de savoirs ou savoir-faire autour d'un « système informatique » et de son usage.

Nous avons le projet de travailler, dans le même esprit, à la réalisation de tests qui pourraient être exploités plus tard dans l'avancement du programme d'IGC. Par exemple se situant au niveau des compétences finales du programme (colonne de droite du cadre technologique). Au-delà du plaisir de l'exercice... cela nous donnerait le moyen de disposer d'un outil commun de mesure. Il faudra encore [comme pour les tests de remise à niveau] établir une grille de notation associée. C'est un chantier que nous pourrions engager tous ensemble, à distance.

   

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